Côte d'alerte pour l'avenir du Bassin Livre deux.

09 décembre 2011

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03 octobre 2011

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SOUVENIRS D’ANDERNOS

 

A la croisée des chemins

 

LIVRE II


Copie de andernos vacances

La chaude ambiance des vacances...

 

Vous trouverez le premier ouvrage de Souvenirs d'Andernos ici...


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andernos sans platanes_web

Andernos pendant la  métamorphose...

 La voiture des pays de l’Est s’essoufflait sur la toute jeune voie rapide reliant Martignas au Las. De grands pins bordaient alors la saignée verte où, sur les abords, trônaient encore les bras décharnés des souches arrachées. Quelques énormes engins de chantiers, attendant d’être remorqués, offraient leur lourdes silhouettes d'alliens au regard des automobilistes. Quel confort d’éviter St Jean-d’Illac grâce à ce grand raccourci ! Les vacances étaient là, toutes proches, avec leurs promesses de détente et de décontraction. Le siège de


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bébé fixé à l’arrière maintenait notre fille, harnachée de sangles dans une coque ergonomique.

 La voiture… Déjà neuve, le joint de culasse fuyait. Inexpérimenté, je rajoutais sans cesse de l’eau jusqu’à ce qu’une fumée blanche m’empêche de voir dans le rétroviseur. Une magnifique mayonnaise ornait l’intérieur du carter d’huile. Révisions à Lesparre, ce qui n’était pas la porte à côté. Nos moyens limités ne nous permettaient pas d’acquérir une voiture plus chère. Ma belle mère nous suivait avec sa Fiat 127. Vers midi, elle nous offrait le restaurant. Nous faisions alors une halte gastronomique à la Mare aux Grenouilles. Je ne sais pas s’il en reste encore, mais je me souviens d’un étang où ces braves batraciens coassaient en attendant de passer à la casserole…

 A contrario, ce véhicule n’avait pas que des défauts. Il disposait de grands coffres, ce qui était bien pratique pour les départs en vacances. A soixante mille kilomètres il rendit son âme slave  et fut repris par un garagiste pour une poignée de francs.

Notre chat siamois Lobsang ne supportait jamais le voyage. Bavard même sans se déplacer, Il commençait à miauler dès le départ et ne s’arrêtait qu’à Andernos lors de l’arrêt complet du véhicule. Impossible de le calmer ; ses grands yeux bleus, dilatés, reflétaient sa désapprobation et son désagrément d’être amené de force. Nos nerfs étaient mis à rude épreuve, car rien ne parvenait à le calmer. Pour rien au monde nous l’aurions laissé en garde à St Médard, même auprès de voisins.

 

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Nous attaquions la route de Bordeaux, désormais en deux fois deux voies. Combien ai-je tremblé lorsqu’elle était à double sens. Il suffisait de dépasser un véhicule avec une vue pourtant dégagée et tout à coup, vous aviez un bolide qui vous fonçait dessus. La limitation de vitesse a eu du bon, car cette portion très dangereuse, se bordait souvent de voitures sur le toit ou broyées le long des fossés.

Enfin l’énorme rond-point de Querquillas nous avertissait de l’arrivée imminente, chère à notre cœur. Les théories de platanes aux troncs panachés de gris et blanc, défilaient comme des sentinelles, faisant la haie d’honneur aux estivants de l’année. Autrefois, des de très grands pins ceinturaient cet endroit, mais la tempête Xynthia a eu raison de leur verticalité fragile. J’ai encore en mémoire ces grands fûts rugueux portant des pots qui n’étaient pas d’ornement…


pot de resine pignada_web

 Les larmes d'or...

 

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querquillas_web

Cette route sertie de platanes nous ouvre des horizons de vacances, de rêve et d’optimisme, car à chaque fois que l’on l’emprunte, on a la sensation que c’est la première fois et que de nouvelles aventures nous attendent...

Des fumées, sur la gauche nous renseignaient sur la  présence de la deuxième décharge qui se consumait doucement au gré des coups de vent.  Des d’embrasements inattendus nécessitaient parfois l’intervention des pompiers.. Les monticules d’immondices sont aujourd’hui recouverts de verdure, mais je ne sais si elle conserve une activité ou pas. A contrario, je me souviens bien de Matoucat et de ses montagnes de résidus. Chacun apportait sa batterie, ses bidons d’huile, ses boîtes de peinture, ses sommiers, ses déchets sans doute radioactifs, ses piles usagées etc. etc. provoquant ainsi,


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pour des éons de temps, une pollution souterraine se déversant directement dans les nappes phréatiques et donc vers le Bassin. J’ai connu, au Haillan, une décharge à ciel ouvert. Pendant de très nombreuses années il y fut déversé des tonnes de déchets. Puis un jour, elle fut comblée, nivelée, arasée. Peu de temps plus tard, un lotissement sortit de terre avec ses coquettes maisons et ses vertes pelouses… Des forages ont dû avoir lieu pour irriguer ces magnifiques greens. L’eau d’arrosage devait être riche en dioxines, biocides, métaux lourds et pyralène, car les plantes ont besoin de nutriments pour pousser harmonieusement.

Y aura-t-il des logements sociaux sur le site de Matoucat ? La terre absorbe et transforme les éléments enterrés en les combinant les uns aux autres, générant des mutations très dangereuses. De par le passé Andernos était très renommée pour la pureté de son air, puisque l’on venait y soigner les affections pulmonaires. Je ne sais aujourd’hui quel genre de thérapie l’on pourrait y guérir…

Nous cheminions ensuite vers la piste dégagée de l’aérodrome où quelques coucous poussifs décollaient de temps à autre entre les champs de maïs et le camping des Arbousiers.

Les projets d’aménagements ne manquent pas dans cette ville et si tous sont menés à terme le paysage risque de subir des modifications importantes.

J’ai visionné une vidéo sur les aérovillages… Il en faut de l’espace pour implanter un tel complexe. Cela se passait à Biscarosse, pas très loin de chez nous. C’est aussi à terme le projet Andernosien de développer ce cinq à sept : maison, terrain, jardin, piscine, garage, voiture, avion. La personne interrogée prétendait avoir acheté le terrain et la maison pour


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250 000 Euros et son avion pour 13 000 Euros… Je suis pratiquement certain qu’à Andernos il ne s’agira qu’au strict minimum que du montant du prix de la maison. La vente d’un terrain dans cette commune frise la folie. Quant à un coucou à 13 000 Euros, il ne doit pas s’agir d’une première main… L’homme interrogé a omis de parler de l’entretien de la machine et sûrement d’autres frais liés à la réfection de la piste ! Il faut être RICHE pour accéder à cette qualité de vie. Cette richesse engendre un accroissement des commerces, de la population, que du bonheur, pour certains.

Lorsque j’étais photographe dans une imprimerie, on nous apprenait le fonctionnement de la synthèse soustractive. Au départ, vous avez un papier blanc, immaculé. Ensuite vous imprimez les quatre couleurs jaune, rouge, bleu, et noir. Chaque couleur imprimée sur le support papier va absorber la lumière blanche et ne laissera apparaître que sa propre longueur d’onde et ainsi de suite…Jusqu’à la totale occultation de la réflexion du papier.

Andernos est l’une des synthèses soustractives du bassin d’Arcachon de par son occupation des sols exponentielle. Pour l’aérovillage il ne faudrait pas qu’il devienne une annexe de l’aéroport de Mérignac. On imagine la pollution atmosphérique due au kérosène et lui nuisances occassionnées par le bruit, auprès des lotissements limitrophes.

Je ne suis pas rétrograde, bien qu’étant poète attaché à la nature et je comprends bien qu’une évolution urbaine soit nécessaire. L’accroissement des populations et l’attrait suscité

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par cette commune incite à y demeurer, mais de grâce, que reste en l’état le charme, la tessiture et la signature qui ont fait d’elle sa renommée.

Le passé d’Andernos, depuis la révolution, a été riche de divers rebondissements municipaux dont nous parlent les ouvrages très documentés. Les interventions des maires et des élus étaient parfois assez truculentes et quelquefois dramatiques. Alors que maintenant tout est bien plus sérieux…

En relisant l’histoire, lorsque l’église Saint Eloi dépendait du prieuré de Saint-Jacques du Barp, uni au monastère des pères Feuillants  de Bordeaux, les populations ne survivaient que grâce à la pêche, le ramassage de divers coquillages, et un sol sableux qui ne dispensait que de faibles récoltes de céréales. Certains faisaient paître vaches et moutons, mais il n'étaient que métayers tenus par des contrats de fermage


eglise st eloi

 Photo de l'église Saint Eloi, prise avant sa dernière restauration

 

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Selon mon humble avis, cette ville, outre son aspect géographique privilégié, a commencé  à développer son charme vers les années 1890. Un climat idéal, une population calme et laborieuse, une urbanisation contrôlée, des projets sociaux et humains et une volonté municipale oeuvrant dans le sens de ses habitants.

Comme me le confiait mon ami Isidore Plantey de la Saussouze, ce n’est que vers les années 1970 que les propriétaires d’Andernos ont commencé à vendre leurs terres. La spéculation  est devenue un sport national et les ‘’Estrangers » les plus riches, se sont rués vers cet eldorado.

A partir de cet instant le patrimoine immobilier existant a commencé à disparaître au profit de maisons modernes, dont les lignes se sont de plus en plus éloignées du style arcachonnais.

Au moment de la rédaction de ces lignes j’ai vu qu’un énorme Intermarché se construisait, dévoreur d’espace et donc de maisons séculaires… Une vraie ville en miniature bourdonnante, comme une ruche…

Je me promenais avec mon épouse, la main dans la main sur le côté de cet empire alimentaire, car il n'y avait pas de trottoir et nous devisions sur tous ces changements irréversibles.

-Vous ne pouvez-pas rester là, messieurs-dames! Fit un gardien surgissant de nulle part. Je ne trouvais rien à répondre, après tout, il défendait le bien de ses employeurs. Il était loin le temps où je jouais au badminton avec mon oncle à cet emplacement. Le stade aussi va bientôt subir la boulimie des promoteurs immobiliers…  On a la sensation d’une fuite en avant au niveau de tous ces riches investisseurs, qui savent nécessairement, qu’en occultant le sol ils nous mèneront vers la catastrophe.

Nous arrivions souvent le vendredi soir assez tardivement, car mon épouse devait rester au-delà de son horaire.  Des clients huppés se faisaient un devoir  de venir acheter le plus tard possible, dans la parfumerie où elle travaillait. Surtout la clientèle des Chartrons. Ces dames prenaient un malin plaisir à essayer force essences différentes. Elles repartaient parfumées de mille senteurs. Et quelquefois sans acheter… Les transports en commun n’étaient pas développés comme aujourd’hui et le

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